La prévention de la désinsertion professionnelle
Afin de répondre aux exigences de la loi du 2 août 2021, qui constitue une avancée majeure en matière de maintien dans l’emploi, les Services de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI) doivent désormais disposer d'une Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (CPDP).
Celle-ci a pour vocation d’accompagner plus efficacement les salariés, en particulier les publics vulnérables ou en situation de handicap, afin de prévenir les situations de désinsertion professionnelle.
Ainsi, dans le cadre de leurs missions, les Services de Prévention et de Santé au Travail interviennent auprès des entreprises adhérentes et de leurs salariés en amont, pour anticiper les ruptures de parcours professionnel, adapter les conditions de travail et proposer des solutions personnalisées, contribuant ainsi à sécuriser les parcours et à préserver l’activité professionnelle des salariés.
Qu'est-ce que la prévention de la désinsertion professionnelle ?
La prévention de la désinsertion professionnelle a pour objectif principal d’éviter qu’un problème de santé n’éloigne durablement un salarié de l’emploi.
Lorsqu’une personne rencontre des difficultés liées à une maladie, un accident ou une situation de handicap, sa capacité à exercer son activité professionnelle peut être fragilisée. La Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle (CPDP) intervient alors en amont, dès les premiers signaux d’alerte, afin de :
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maintenir en emploi et dans l’emploi ;
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adapter les conditions de travail ;
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favoriser le reclassement ou la reconversion professionnelle, si nécessaire.
Pour cela, la Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire spécialisée dans le maintien en emploi. Elle propose un accompagnement à la fois individualisé et coordonné, afin de sécuriser le parcours professionnel du salarié et de favoriser son maintien durable dans l’emploi.
L’équipe est composée de :
- 1 médecin du travail ;
- 3 référentes maintien dans l’emploi ;
- 1 infirmière spécialisée ;
- 1 chargée d’accompagnement socio-professionnel ;
- 1 assistante de service social ;
Des outils concrets pour anticiper et agir
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La visite de pré-reprise
La visite de pré-reprise intervient pendant un arrêt de travail, dès lors qu’il dépasse 30 jours, et peut être sollicitée par le salarié, le médecin traitant, ou la CPAM. Elle a pour but d’anticiper le retour à l’emploi en évaluant les éventuelles restrictions ou adaptations nécessaires au poste de travail.
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La visite de reprise
La visite de reprise est obligatoire après une absence pour maladie professionnelle, un congé maternité, un accident du travail ayant entraîné un arrêt de plus de 30 jours, ou un arrêt maladie de plus de 60 jours. Elle a lieu à la reprise ou dans les huit jours qui suivent. Cette visite permet au médecin du travail de s’assurer que le salarié est apte à reprendre son poste ou de préconiser des aménagements. Elle est un levier clé pour éviter une désinsertion professionnelle en garantissant une reprise adaptée à l’état de santé.
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La visite de mi-carrière
Introduite récemment pour mieux anticiper les besoins liés à l’allongement de la vie professionnelle, la visite de mi-carrière intervient à un âge clé, souvent vers 45 ans ou à une date convenue par convention collective. Elle permet au médecin du travail de faire un point sur l’état de santé du salarié, d’évaluer les éventuels effets du travail sur sa santé et de proposer des aménagements ou des mesures de prévention. Cette visite est un moment d’échange pour anticiper d’éventuelles difficultés et maintenir l’employabilité du salarié à long terme.
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Le rendez-vous de liaison
C'est un rendez-vous facultatif, organisé par l’employeur en concertation avec le salarié durant un arrêt de travail. Il vise à maintenir le lien entre les deux parties. C’est une occasion de discuter des possibilités de retour à l’emploi, des dispositifs mobilisables (comme la visite de pré-reprise ou un essai encadré) et des éventuels aménagements nécessaires. Ce rendez-vous contribue à éviter une rupture du dialogue pendant l’arrêt de travail.
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L'essai encadré
Pendant l’arrêt de travail, l’essai encadré permet au salarié de favoriser son retour à l'emploi en évaluant la compatibilité d’un poste avec son état de santé. Le salarié peut ainsi :
- Tester sa capacité à reprendre son ancien poste ;
- Tester un aménagement de poste ;
- Tester un nouveau poste ;
- Préparer une reconversion professionnelle.
Un réseau de partenaire dédié
Notre Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle travaille en étroite collaboration avec divers partenaires du maintien dans l’emploi et en emploi. Ensemble, nous visons à soutenir efficacement les entreprises ainsi que les salariés confrontés à des situations médico-professionnelles complexes.
Agir dès les premiers signes
Le signalement auprès de la Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle doit être effectué dès l’apparition des premiers signes de difficulté. Il peut être initié par toute personne en lien avec le salarié concerné (employeur, manager, service RH, etc.), sous réserve de l’accord de celui-ci. Ce signalement est ensuite soumis à la validation du médecin du travail.
Pour contacter la cellule PDP d'ASTIL 62, vous pouvez adresser un mail à l’adresse suivante : cpdp@astil62.fr ou joindre directement l'une de nos trois référentes selon votre zone géographique :
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